samedi 28 octobre 2017

Adam et Eve

- Informations - 

Auteurs : Hideo Yamamoto & Ryoichi Ikegami
Editeur : Kaze
Genres : policier, surnaturel, yakuza, fantastique, seinen
Date de parution : 2 novembre 2017
Prix : 8 € 29
Série terminée en 2 tomes.

- Quatrième de couverture - 

Dans un luxueux club privé, sept yakuzas se sont retrouvés en secrets. Sept chefs de clan puissants qui ont réussi à dépasser leurs querelles pour tenter de rénover le monde décadent de la pègre japonaise. Mais leur réunion va être interrompue par deux invités inattendus. Deux être invisibles dont seul est perceptible le bruit des pas... et une odeur de violence extrême ! Une invisible soif de sang emplit doucement l'air...

- Mon Avis -

A priori rien ne me poussait à découvrir cette étrange série, alors je tiens à remercier les éditions Kazé de m'avoir fait parvenir les deux tomes. Ma curiosité a été assouvie le temps d'une lecture... et quelle lecture ! 

Amusée, j'ai commencé ma lecture sans lire le résumé. Je voulais que la découverte soit totale. Et les premières planches m'ont suffit à me demander ce que je faisais là. On découvre une voiture qui roule à vive allure dans une ville, sans conducteur. A partir de là, la tension monte peu à peu. Des jeunes femmes escortes aux yeux bandés, des yakuzas étranges et des meurtres violents. Le huit-clos est total et le danger bien réel pour ces tueurs expérimentés. Qui sont ces êtres invisibles et violents ? Pourquoi les éliminent-ils ? Comment ? 

Pourtant si le danger est présent les yakuzas ne paniquent pas. Guidé par l'énigmatique Smell (qui a une façon bien a lui de finir un verre d'alcool) ils cherchent les failles de leurs ennemis de manière pragmatique, scientifique voire métaphorique. Intrigués, presque amusés par la situation ils vont élaborer des théories et user de leurs sens le plus développé pour démasquer ces tueurs silencieux. Un à un les yakuzas vont donc dévoiler leur pièce maîtresse face à l'homme invisible, quitte à se recevoir un sérieux coup en retour. 



Violente mais en même temps calme, cette tuerie détonne. Le surnaturel frôle le graveleux et les personnages piégés maîtrisent leurs nerfs à la perfection. Le danger semble les exciter au contraire, leur donner envie d'en voir plus. Et nous lecteurs devenons comme eux. A la fois épouvantés par la barbarie et émerveillés par le mystère. 

Tendu jusqu'à la toute fin on reste sur un sentiment d'étrangeté particulier. Toutes nos questions n'ont pas forcément reçu une réponse satisfaisante. Et quand la police se mêle de toute cette sordide affaire, d'autres questionnements et théories s'ajoutent à notre liste déjà longue. On se retrouve à la merci des auteurs qui, comme leurs êtres invisibles, se jouent de nous sans jamais nous répondre, nous laissant élaborer des idées plus farfelues les unes que les autres. 

Singulier, Adam et Eve est une courte série qui vaut le détour. Ajouté à cela le dessin réaliste et sombre de Ryoichi Ikegami, tout nous est apporté sur un plateau pour qu'on puisse le déguster avec plaisir. Une lecture qui me laisse sans voix mais que j'ai été enchantée de découvrir ! 


- Notation -

vendredi 20 octobre 2017

Hidamari ga kikoeru

- Informations -

Auteur : Fumino Yuki
Editeur : Hana Collection
Genres : yaoi, drame, romance, handicap
Date de publication : 3 novembre 2016
Prix : 7 € 95
Série en cours.

- Quatrième de couverture -

Kôhei, étudiant atteint de surdité, est souvent incompris par les autres, ce qui la amené à prendre ses distances petit à petit avec son entourage. Mais un beau jour, il va faire la rencontre de Taichi, étudiant dans la même université que lui. De nature joviale et qui nhésite pas à dire franchement tout ce quil pense, cet étrange garçon va toucher Kôhei au plus profond de son coeur avec ces quelques mots : «ce nest pas de ta faute si tu es malentendant !». Il est loin de simaginer à quel point Kôhei va peu à peu changer grâce à lui.

- Mon Avis -

Découvert quelques mois avant sa sortie en France (vive les scans en anglais) j'étais très heureuse de pouvoir me replonger dans cette histoire dans ma langue maternelle. Et la deuxième a été meilleure que la première !

A première vue rien d'original dans le scénario. Il s'agit d'une romance entre deux étudiants qui se rencontrent par hasard et apprennent à se connaître. L'un est taciturne et solitaire et l'autre est exubérant et fonceur. Pourtant l'auteur prend le parti d'ajouter le handicap à son histoire, Kôhei étant malentendant, ce qui donne rapidement un ton plus sérieux au récit. Très vite le thème du handicap prend de l'importance, après tout si Taichi devient ami avec Kôhei s'est d'abord parce qu'il est son preneur de notes. Et puis Taichi prend rapidement la défense de son ami face aux remarques blessantes des autres personnes, au risque de se faire expulser de l'université. Mais surtout, cette approche du handicap donne un but à Taichi. Jeune homme ne sachant pas quoi faire de sa vie, il s'était inscrit à l'université plus pour passer le temps qu'autre chose, mais voilà que sa rencontre avec Kôhei le marque et lui donne envie de se battre pour quelque chose. 

On a donc une vraie évolution du personnage qui apprend à faire face à des responsabilités et à entrer dans le monde des adultes. Kôhei de son côté évolue aussi à son rythme. Timide, mal à l'aise en société, il ne veut pas être un poids pour son ami qu'il apprécie de plus en plus et décide de changer de comportement à la fac. 
Mais plus que ça on a également une évolution dans les rapports des deux jeunes hommes qui apprennent à se connaître, puis apprennent à reconnaître leurs sentiments l'un envers l'autre. Si du côté de Kôhei se changement est très vite visible, c'est plus dur pour Taichi qui passe son temps à avancer pour reculer. N'arrivant pas à mettre un mot sur ses émotions brutales qui lui joue des tours. 

Lent, tendre et qui pousse à la réflexion, ce yaoi nous propose une romance tout en finesse avec un humour léger et un ton sérieux. Pas de fantasme, ni de scènes de sexe endiablées ici, on a une approche timide de deux jeunes hommes qui osent se dévoiler l'un à l'autre petit à petit. Si certains personnages peuvent faire stéréotypes (les amis de Taichi ou la rivale), ils sont néanmoins tous attachants et font avancer l'histoire d'un point de vue psychologique. On a une vraie profondeur recherchée par l'auteur, ce qui est très plaisant.

Agrémenté d'un dessin réaliste assez beau, ce yaoi berce et donne envie de rester dans un cocon de douceur le temps d'une lecture. Une jolie histoire d'amour qu'on a envie de continuer encore un peu. Vivement la suite !

- Notation -

Yatamomo

- Informations -

Auteur : Harada
Editeur : Hana Collection
Genres : yaoi, drame, humour, érotique
Date de publication : 9 mai 2016
Prix : 7 € 95
Série en cours.

- Quatrième de couverture -

D'un côté, Momo : incapable de vivre seul, couche avec n'importe qui, véritable bon à rien.
De l'autre, Yata-chan : aime prendre soin des gens, mère poule sur les bords, jeune homme simple et honnête. 
Malgré une désastreuse première rencontre dans les toilettes publiques, Momo se retrouve à profiter de la gentillesse de Yata-chan en venant habiter chez lui pendant quelques temps. Mais au fil de leur cohabitation, Momo commence petit à petit par avoir envie de changer, afin de moins dépendre des autres...
Or, les choses se compliquent lorsqu'une de ses anciennes relations réapparaît brusquement dans sa vie !

- Mon Avis -


Harada est une mangaka connue dans le monde du yaoi. Broyant le coeur de ses lecteurs par ses histoires d'amour, elle peut aussi les choquer par quelques scènes violentes où le consentement mutuel n'est pas forcément au rendez-vous. J'avais découvert plusieurs de ses titres grâce au monde merveilleux d'internet et quand il fut question de la sortie en France de son célèbre Yatamomo, j'étais contente de pouvoir l'avoir dans ma bibliothèque.

Autant vous prévenir tout de suite, Yatamomo n'est pas un yaoi à mettre entre toutes les mains. Si histoire d'amour il y a elle est loin d'être idéale. Le personnage de Momo est un vrai danger à lui seul. Bon à rien, il jette l'argent par les fenêtres et couche avec n'importe qui si ça peut le sauver de la mouise. On apprend au cours d'une conversation qu'il est le fils d'une prostituée qui n'a visiblement pas pris soin de lui dans son enfance. Très vite Momo a appris à faire avec ce qu'il avait, et la seule chose qu'il pouvait marchander c'était son corps. Notre héros a donc un rapport avec la sexualité très libéré à la limite du m'en-foutisme qui peut heurter le lecteur. Dans ce premier tome, plusieurs scènes le plasse dans des situations peu avantageuses et les réactions de Momo peuvent perturber. 

Pourtant on s'attache vite à lui. Drôle, roublard et paresseux, lorsqu'il s'attache à Yata-chan, on a envie de l'encourager. Si la relation entre les deux protagonistes peut sembler un poil brutale, elle n'en est pas moins sincère et l'évolution de Momo est clairement visible dès ce premier tome. Ce qui promet de belles choses par la suite. 

Concernant le côté sexuel de ce yaoi, Harada ni va pas par quatre chemin et nous dévoile tout sans complexe. Mieux vaut être préparé pour sa lecture. Si elles peuvent sembler gratuites, elle donnent un certain aperçu de la brutalité des sentiments des deux héros. Et puis à force de lire du Harada, vous ne serez plus gêné (la leçon s'apprend vite avec elle). 

Drôle, parfois dérangeant mais touchant sur certains points Yatamomo est un manga particulier qui mérite d'être lu sans pincettes et dont j'ai hâte de lire la suite. Fan de yaoi arme toi de volonté et part à la rencontre du gentil et perturbant Momo !

- Notation -


Le chant des souliers rouges

- Informations -

Auteur : Mizu Sahara
Editeur : Kazé
Genres : drame, adolescence, seinen
Date de publication : 10 mai 2017
Prix : 8 € 29
Série en cours.

- Quatrième de couverture -

Deux collégiens aux passions contrariées. Le hasard d'une rencontre. Des chaussures rouges échangées. Devenu lycéen, Kimitaka découvre que suite à ses encouragements, Takara, la fille à qui il a confié ses baskets, s'épanouit le ballon à la main. Inspiré, il décide à son tour de ressortir les souliers rouges pour se lancer dans le flamenco... et, peut-être, se trouver lui-même.

- Mon Avis -


Quelques mois avant sa sortie, j'avais pu lire le premier chapitre du manga et j'avais été enthousiasmée par le dessin et le ton de l'histoire qui promettait de l'introspection et de belles leçons d'espoir. Il me tardait donc de commencer cette série ! Et c'est désormais chose faite.

Et je dois dire que le premier chapitre ne ment pas sur la suite. On découvre le personnage de Kimitaka, jeune adolescent mal dans sa peau, qui sort d'une grave dépression, timide et renfrogné. Il vient tout juste de rentrer au lycée et ne s'est pas fait d'ami dans sa classe. Au collège, il y a eu un accident et depuis Kimitaka a tendance à fuir les gens. Mais sa nature le pousse à protéger un camarade de classe lors d'un cours de sport. Et là les choses s'améliorent pour lui. On s'attache vite au personnage de Kimitaka dont la souffrance se lit sur son visage. On découvre sa fragilité, son sentiment de mal-être vis à vis de l'accident au collège et sa culpabilité qui le hante depuis. On a envie de le voir évoluer, s'épanouir et lorsque les choses tournent bien pour lui, on est heureux. 

Mais le lycée n'est pas le seul problème de Kimitaka. Il aimerait avancer d'une autre façon. Et c'est le flamenco qui l'aidera dans son parcours. Au collège, il rencontre une jeune fille en proie au même mal-être que lui. Et lorsqu'il la croise au lycée, il voit à quel point elle a changé alors que lui en est toujours au même point. Il aimerait bien lui parler de nouveau, mais avant cela il veut être digne de l'image qu'elle se fait de lui. On a donc un double enjeu : s'épanouir en tant que lycéen, mais également en tant que héros pour une inconnue qu'il n'a croisé que quelques minutes dans le passé. C'est très courageux et très louable. 

Si le thème du changement par le sport n'est pas une nouveauté, elle est tout de même bien trouvé avec le choix du flamenco, une danse espagnol très reconnaissable. Difficile d'imaginer un adolescent en faire, surtout avec des chaussures de femme aux pieds. Pourtant ça fonctionne et on s'amuse de voir Kimitaka apprendre et répéter ses leçons avec sérieux. La rencontre avec d'autres adolescents adeptes de cette danse apporte un regard plus concret de cette discipline et on en découvre tous les aspects chapitre par chapitre. 

Histoire d'adolescents avant tout. L'auteur nous donne une panoplie de personnages complexes avec leurs secrets et leurs failles. Et on entrevoit les débuts d'une amitié sincère entre Kimitaka et ses nouveaux amis, ou encore l'amélioration de l'entente entre le héros et sa jeune soeur.  C'est très juste dans son propos et très touchant.

En bref, Le chant des souliers rouges est un vrai coup de coeur pour moi. L'histoire est douce, les personnages sont attachants et on sent de la tendresse tout au long de l'oeuvre. Une vraie lecture qui berce et qui fait rire malgré un ton parfois dur. Et puis les dessins sont si beaux, ce serait du gâchis de ne pas les admirer !

- Notation -

mercredi 18 octobre 2017

Brother x Brother

- Informations - 

Auteur : Kisaragi Hirotaka
Editeur : Taifu
Genres : yaoi, humour, drame, romance
Date de publication : 30 mai 2012
Prix : 8 € 99
Série terminée en 5 tomes.

- Quatrième de couverture -

Après avoir appris la mort de son père, Souichirou retourne vivre dans la maison qu'il habitait huit ans auparavant. Là, il découvre l'existence de ses deux frères, Masato, l'aîné, et Kaname, le plus jeune. La cohabitation se passe tant bien que mal, jusqu'au jour où il assiste à une scène d'amour entre les deux frères... !

- Mon Avis -

Série terminée depuis plusieurs années, je n'ai trouvé son dernier tome que récemment. Ce qui m'a d'un côté réjouie et de l'autre attristée (une fin n'est jamais quelque chose que l'on aime lire, même si elle est bien). Mais j'ai aimé cette série courte et je me devais de vous en parler. 

Dessinée par un mangaka homme (et oui) la série nous présente trois héros obligés de vivre sous le même toit contre leur grès. Si au départ ils ne s'entendent pas, ils vont par la suite apprendre à se connaître, apprendre leurs secrets et s'apprécier. Surtout qu'ils vont vite être obligés de se côtoyer très souvent, tous les trois évoluant dans le monde du cinéma et se retrouvant sur le tournage d'un film. L'auteur nous présente donc trois frères qui vont apprendre de leurs erreurs et des non-dits et qui resteront soudés malgré certaines révélations plus ou moins sinistres. Il y a chez chacun d'eux une vraie évolution et on est satisfaits de les voir si épanouis à la fin du cinquième tome. 


Si le ton se veut dramatique, on ne peut s'empêcher de rire face à certains dialogues ou réactions du héros Souichirou qui, plus jeune de la fratrie, se voit sans cesse embêter par ces aînés aussi bien à la maison qu'au travail. Bien sûr, les personnages peuvent sembler un poil caricatural (rival, ennemi, jeune homme au lourd passé etc.) mais ça fonctionne bien et ça ne gâche rien à l'intrigue. Pour certains ça donne même envie d'imaginer la suite car on nous pose des indices très alléchants. 

Série courte, elle reste sur une fin ouverte qui laisse espérer un tome suivant (on peut toujours rêver, pas vrai ?) mais résout tout de mêmes certains points dispersés durant l'aventure. Quant à la romance, car romance il y a, elle est sensuelle (le character-design de l'auteur étant si beau) et tendre à la fois. On prend son temps, on reste courtois, ça change des yaois trop pressés. 

En bref, j'aime cette série et je suis heureuse de l'avoir enfin terminée. C'était une aventure drôle et touchante et les personnages présentés entre ses pages restera longtemps dans votre mémoire. 

- Notation -

Comme elles

- Informations -

Auteur : Sakura Fujisue
Editeur : Delcourt-Tonkam
Genres : shôjo, romance, drame, adolescence
Date de publication : 16 avril 2008
Prix : 6 € 99
Série terminée en 13 tomes.

- Quatrième de couverture -

En ce jour de rentrée, Kanori et Kazumi, deux lycéennes que tout oppose, sympathisent aussitôt et acceptent de participer à une soirée de rencontres filles/garçons. Kanori y croise le sympathique Kôta, mais reste sur ses gardes. Kazumi, en revanche, cède très vite aux avances d’Ena. Les relations amoureuses des deux lycéennes ne vont pas tarder à influencer leur amitié… d’abord pour le pire.

- Mon Avis -

Sortie durant mes années lycée, cette série avait croisé mon chemin durant cette période et je me souviens avoir lu les trois ou quatre premiers tomes avec intérêt. Pourtant je n'avais jamais terminé la série, c'est désormais chose faite !

Si le premier tome nous laisse présager une histoire romantique avec deux lycéennes en quête de bonheur, la suite nous fait rapidement déchanter. Très vite on se rend compte que rien n'est simple en amour. Kazumi, folle amoureuse, refuse de voir qu'Ena est un salopard de première - pardon mais c'est vrai - et même quand il la laisse aux mains d'un de ses "amis" elle prend tout sur elle et reste avec lui. De son côté Kanori a certes un copain beaucoup plus gentil et attentionné mais ils ont du mal à se comprendre. Kanori qui connaît le vrai visage d'Ena voudrait que Kôta lui parle, mais ce dernier plasse son amitié avec l'adolescent avant tout, fermant ouvertement les yeux sur ce qu'il se passe. 

On n'a donc pas une romance idéale mais une vraie descente aux enfers pour l'une des jeunes filles et des malentendus pour l'autre. C'est cru, triste et ça nous donne envie de claquer certains personnages. Pourtant, ça reste très bon parce que c'est tristement réaliste. On a ici la vie quotidienne de deux adolescentes amoureuses avec leurs problèmes, leurs peines et leurs espoirs. Ici pas de caricature à coups d'effets visuels ou de longs monologues, on a des silences, des questions sans réponse et des tentatives d'évolution timides. 

Shôjo dramatique, Comme Elles n'est pas à mettre entre toutes les mains. Les amoureuses des romances à l'eau de rose seront déçues. L'auteur nous propose une histoire réaliste et n'idéalise rien, pas même la fin de sa série. Mais pour celles qui ont le coeur bien en place, c'est une très bonne série qui parle de choses difficiles mais réelles. Une série au ton très juste et aux héroïnes touchantes. 


- Notation -

La Fillette au Drapeau blanc

- Informations - 

Auteur : Saya Miyauchi
Editeur : Akata
Genres : seinen, drame, historique, témoignage, guerre
Date de publication : 12 octobre 2017
Prix : 7 € 95
One-shot

- Quatrième de couverture - 

Inspiré de l'histoire vraie de Tomiko Higa, "La fillette au drapeau blanc" raconte le destin trop ordinaire d'une véritable survivante de guerre. Récit troublant, dans la pure lignée du "Tombeau des lucioles" (Studio Ghibli), ce manga-témoignage important nous rappelle, tandis qu'on meurt aujourd'hui encore aux portes de l'Europe, quelles sont les horreurs de la guerre, mais aussi les premières victimes.
Avril 1945, Okinawa. Tandis que le Japon est rentré en guerre depuis quelques temps déjà, la petite île tropicale nippone semble encore épargnée par les conflits. C'est là-bas que vit Tomiko, dans la joie et la bonne humeur, malgré l'absence de sa mère. Pourtant, quand les bombardements commencent, son quotidien bascule et... Il faudra survivre, envers et contre tout ! Imortalisée par la célèbre photo d'un militaire américain, tandis qu'elle brandissait à bout de bras à un drapeau blanc, elle nous raconte plus de cinquante ans après sa vie.

- Mon Avis -

Amoureuse de l'Histoire j'avais très envie de découvrir ce témoignage qui s'annonçait poignant. Du coup je n'ai pas hésité longtemps avant de me plonger dans les pages de La Fillette au Drapeau blanc

Et sur le point émotionnel je n'ai pas été déçu. On suit le parcours de la jeune Tomiko qui n'a pas plus de six ans et qui doit se débrouiller seule dans un pays en guerre. Rien n'est épargné au lecteur, ni les cadavres des civils en fuite, ni l'injustice des soldats japonais. La pauvre Tomiko assiste à des scènes dures et tout nous est retranscrit avec un réalisme implacable. 

Pourtant, malgré toute l'horreur proposée par ce manga, le message qu'il en ressort est un vrai appel à l'espoir, à la volonté de vivre et de toujours garder courage. Vraie leçon de vie pour la jeune Tomiko, cette aventure donne envie de se battre jusqu'au bout. Rencontrant différents personnages au court de son périple, elle va se faire remonter les bretelles plusieurs fois pour finalement apprendre à apprécier le fait d'encore exister, même si le contexte est dur.

Du côté des dessins, c'est un peu plus difficile pour moi, je ne les aime pas particulièrement. Ils sont assez caricaturaux et les paysages de fond ne sont pas particulièrement soignés mais ça fonctionne. Et le personnage de Tomiko est représenté de manière douce, fragile avec ses grands yeux et son corps fin. Ce qui fait qu'on s'attache très vite à elle. 

Témoignage touchant et vraie prouesse de survie, ce manga nous instruit et nous émeut. Une très bonne lecture. 

- Notation -


7th Garden

- Informations -

Auteur : Mitsu Izumi
Editeur : Delcourt-Tonkam
Genres : fantasy, drame, aventure, shônen
Date de publication : 30 août 2017
Prix : 7 € 99
Série en cours

- Quatrième de couverture - 

Depuis quAwyn, jardinier dans un petit village, a libéré Vyrde qui prétend être une démone, cette dernière ne cesse de lui proposer de signer un pacte avec elle. Mais le jour où une purge est ordonnée et son petit village attaqué, la bien-aimée dAwyn se retrouve en danger. Il accepte alors de vendre son âme et de déchainer sa colère.

- Mon Avis -


Repéré également pour ses jolis dessins sur internet, j'ai été ravie de voir qu'il sortait en France et je me suis donc procurée les deux premiers tomes avec joie. Mais qu'en est-il de ce début d'histoire ?

Là encore rien de bien nouveau sous le soleil. Ce manga me fait penser à Grim Reaper dans sa construction : on a un monde fantasy de base qui est développé juste ce qu'il faut. Un ennemi dangereux, une jeune fille à protéger et un pacte démoniaque pour le héros. C'est un schéma très classique. L'auteur nous propose un shônen comme on en voit tant et il ne ressort rien de révolutionnaire durant ces deux tomes malgré certaines révélations sur la démone, Vyrde. 

Les personnages, eux aussi, sont assez caractéristiques. Le héros a souffert d'une injustice et cache donc un désir de vengeance, la jeune fille innocente ne voit pas plus loin que le bout de son nez et la démone passe son temps à dévoiler ses formes tout en asticotant son humain de compagnie. 

Pourtant, malgré ces éléments classiques, ça fonctionne et on lit avec plaisir les aventures du duo humain/démon. Les combats sont intéressants à suivre et l'ascension qui va suivre est joliment teaser par l'arrivée d'un ennemi puissant et charismatique. Tout cela suffit à me donner envie de découvrir la suite avec plaisir. 

C'est du shônen de base mais on aime, de temps en temps, suivre un chemin tout tracé. Et puis rien ne nous dit que le manga ne nous surprendra pas au fil des tomes prochains ! 

- Notation -


Love Baka

- Informations -

Auteur : Shushushu Sakurai
Editeur : Kurokawa
Genres : josei, romance, humour
Date de publication : 14 septembre 2017
Prix : 6 € 75
Série en cours

- Quatrième de couverture -

Incapable de tenir un planning ou de produire une histoire digne d'intérêt, Suzu Sakura est une mangaka dont la carrière peine à décoller. Sa vie va changer quand elle se voit affecter un nouveau responsable éditorial : séduisant et attentif, il a tout pour plaire... du moins croyait-elle. Car sous ses apparences de gendre idéal se cache un terrible manipulateur. Entre ses mains, les mangas de Suzu vont-ils enfin connaître le succès ?

- Mon Avis -


Contrairement à l'avalanche de shôjos, peu de joseis sortent chez nous alors quand Kurokawa a annoncé la sortie de leur nouveau titre j'étais très impatiente de voir le résultat ! Déjà pour le côté josei, vieillissant malgré moi, je dois bien avouer me reconnaître beaucoup plus chez une jeune adulte que chez une lycéenne. Mais également pour le contexte du manga. L'histoire se déroule dans le monde de l'édition de manga : les protagonistes principaux étant respectivement une mangaka débutante et un jeune éditeur. Alors ayant adoré découvrir cet univers fermé dans Bakuman (éd. Kana) j'avais hâte de le retrouver ici !

Et ce qui touche au domaine professionnel est très bien retranscrit. On a l'élaboration d'un manga de son idée d'origine à la création de sa jaquette et ça m'a beaucoup plu. On voit surtout que l'héroïne a des idées farfelues et n'arrive pas à tenir ses délais ce qui donne à la fois une touche d'humour et de réalisme (l'auteur jurant dans sa postface qu'elle est pareille) qui est très agréable. 

Les personnages sont drôles et très vite on s'attache à eux : Hasegawa avec sa tête de prince de conte de fées est froid, sarcastique et colérique quant à Suzu elle est paresseuse, perverse et délurée. Un vrai duo de choc qui nous amuse dès leur rencontre. Si romance il y a entre eux, on sent qu'elle va être délicate tellement leurs caractères sont opposés et que les circonstances dans lesquelles ils se voient n'ont rien de romantique. 

Du côté de l'histoire par contre ça reste assez classique. La rencontre qui se déroule mal mais qui s'arrange, l'arrivée de rivaux, la jeune fille qui fait des erreurs. Rien de bien nouveau mais ça fonctionne parfaitement alors on n'en demande pas plus. En bref, c'est un premier tome prometteur qui donne envie de lire la suite. 


- Notation -

mardi 17 octobre 2017

To Your Eternity

- Informations -

Auteur : Yoshitoki Oima
Editeur : Pika Edition
Genres : fantastique, drame, aventure, seinen
Date de parution : 19 avril 2017
Prix : 6 € 95
Série en cours

- Quatrième de couverture - 

Une mystérieuse sphère a été déposée sur Terre. Elle peut adopter la forme de tout ce qu'elle touche. La mort ne peut la vaincre. D'abord simple pierre, elle va prendre l'apparence d'un loup qui a succombé à ses blessures et faire la rencontre d'un jeune garçon abandonné de tous... Ici débute un voyage éternel...

- Mon Avis - 

On avait rencontré Yoshitoki Oima avec sa précédente série, A Silent Voice. Et voilà que l'auteur change d'univers à quatre-vingt dix degrés pour nous présenter du mystère et du fantastique. 

On découvre un monde merveilleux plongé dans une époque proche du moyen-âge. Paysages de glace, de montagne ou villes gigantesques, le lecteur est plongé dans un monde dont il n'a pas les codes et doit vite apprendre à se débrouiller avec le peu d'informations qu'il a. Comme le héros de cette étrange histoire, cette petite sphère qui apprend à vivre en se métamorphosant en tout ce qu'elle touche, d'abord pierre, loup puis humain. 



Cette sphère, plus tard baptisée Imm va découvrir le monde dans lequel elle est tombée. Rencontrant au fil de son parcours des personnages hauts en couleurs au destin tragique. Imm qui va peu à peu apprendre à bouger, parler, manger, vivre comme un humain. Va-t-il réussir à s'intégrer ? A se trouver une famille, des amis capables de comprendre sa nature et de l'apprécier malgré tout ? 

Conte philosophique, l'auteur n'oublie cependant pas d'intégrer l'humour, le drame, le mystère et le danger dans cette aventure si particulière. Les dessins beaux et doux accentuant la tendresse du récit, on est bercé comme Imm par cette histoire étrange dont on devine les codes durant notre lecture. 

Vrai ovni, To Your Eternity touche au coeur et intrigue tout à la fois. Un vrai coup de coeur qu'il faut lire sans attendre et une belle prouesse pour cette jeune mangaka qui n'arrête pas de nous émouvoir et de nous surprendre !

- Notation - 

Links

- Informations -

Auteur : Natsuki Kizu
Editeur : Taifu
Genres : yaoi, drame, tranche de vie
Date de parution : 26 janvier 2017
Prix : 8 € 99
One-shot

- Résumé -
8 hommes, 4 couples... certains se connaissent depuis plusieurs années, d'autres depuis seulement quelques jours. Chacun à son histoire, mais tous se retrouvent dans le fait qu'une simple rencontre a bouleversé le court de leur existence. Links est l'histoire de ces 4 couples réunis par le destin. Une destinée qui leur a accordé à la possibilité de vivre une histoire qu'ils n'auraient pu imaginer avant et (re)trouver, peut-être, un sentiment qui pourrait s'apparenter à l'amour.
- Mon Avis -

Découvert sur internet, j'avais dévoré les scans en anglais et j'étais ravie d'apprendre que la traduction en français arrivait enfin dans les rayons de nos librairies. Ni une ni deux je me suis jetée dessus ! Et je n'ai pas été déçue ! 

Links nous présente quatre couples, autant de rencontre que de protagonistes. Chacun avec son passé et son caractère les histoires d'amour ne sont pas simples pour tout le monde. Et si certains ont un coup de foudre et l'expriment à voix haute, d'autres persistent à taire leurs sentiments malgré leur couple qui durent depuis des années. 

Emouvant, réaliste et sensible, Links nous parle d'amour, de tendresse et de pardon. Chacun à sa pierre à porter et trouve quelqu'un qui l'aidera à accepter ce fardeau. Tout n'est pas rose au pays de l'amour et parfois les peines ont besoin d'être exprimées. Mais le bonheur n'est jamais loin et les leçons de vie sont plus positives qu'autre chose, ce qui donne du baume au coeur. 

Un yaoi délicat qui touche grâce à sa panoplie de personnages aussi drôles et attachants les uns que les autres. Le tout agrémenté d'un dessin réaliste et doux. Une très belle découverte. 

- Notation - 

Mother's Spirit

- Informations - 

Auteur : Enzo
Editeur : Taifu
Genres : yaoi, tranche de vie, humour
Date de parution : 23 février 2017
Prix : 8 € 99
One-shot

- Quatrième de couverture -

Un bel étranger et un professeur japonais ! Un amour interculturel ! Ryôichirô est contraint par le président de sa fac d'accueillir un étudiant étranger, qui ne parle ni anglais ni japonais... Au départ, Ryôichirô est ennuyé par ce jeune homme qui s'extasie devant les télévisions et les smartphones, mais peu à peu son coeur s'ouvre à cet étudiant intelligent et si studieux. 

- Mon Avis -

Là sans surprise on a le droit à un petit yaoi comme on les aime. Drôle, léger et sensuel, on découvre la romance entre Ryôichirô et Qaltaqa (paye ton prénom de héros mystérieux). L'un est timide et prude, l'autre est taiseux mais plein de bonnes attentions. 

Sans grande nouveauté on nous propose un couple attachant et drôle avec de nombreuses scènes d'adaptation, Qaltaqa venant d'un peuple vivant sans technologie. L'évolution de leurs sentiments est attendue, on a même droit à l'arrivée d'un rival (mais en sommes nous sûrs ?). Mais la recette marche et lorsque le couple se dévoile ses sentiments ont est content. 

One-shot léger sans révolution, il nous propose une romance qu'on aime découvrir. Un petit yaoi sans prétention qui ravira les amoureuses du genre. 

- Notation - 

Our Summer Holiday

- Informations -

Auteur : Kaori Ozaki
Editeur : Delcourt-Tonkam
Genres : drame, quotidien, enfance, amitié
Date de parution : 7 juin 2017
Prix : 7 € 99
224 pages

- Quatrième de couverture - 

Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l'écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l'école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classse qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret...

- Mon Avis - 


J'avais très envie de découvrir ce manga, rien que la couverture me tentait ! Les dessins avaient l'air beaux, l'histoire avait l'air prenante, alors pourquoi ne pas se lancer ? 

Premier point "négatif" : le résumé à tout faut. Si Natsuru refuse effectivement les chocolats de la petite princesse de son école, il n'en est pas pour autant mis à l'écart. Au contraire il est très apprécié par ses pairs, à une bande de copains fans de foot et est un garçon très épanoui. Seulement son entraîneur de foot tombe malade et est remplacé par un monsieur pas très sympathique. Commentaires, remarques désagréables, le nouvel entraîneur n'arrête pas d'envoyer des piques à Natsuru qui n'en peut plus au point de fuguer le voyage d'été. Obligé de dormir dehors pour ne pas inquiéter sa mère il se retrouve alors à jouer les invités chez Rio, une camarade de classe discrète. 

Commence alors pour les trois enfants (Rio vivant avec son petit frère) un été enchanteur où on peut s'amuser du matin jusqu'au soir, où l'on peut rêver sans parent pour nous faire la moral et où l'on peut même tomber amoureux. Seulement les choses ne sont pas si simples et Natsuru, déjà surpris par l'étrange vie de ses deux nouveaux amis, va découvrir un secret morbide. 

Doux, touchant et amer, ce manga touche par ses jeunes héros livrés à eux-mêmes et en quête de bonheur. Pour Natsuru c'est de pouvoir vivre sa passion sans contrainte, et pour Rio et son frère c'est de voir leur père revenir de son voyage à l'étranger. Ici pas de magie ou de rebondissements incroyables, on a un été tout ce qui a de plus banal mais qui heurte par sa justesse et ses personnages trop matures pour leur âge. Une rencontre qui marque et qui nous laisse débordant d'amour et de tendresse à la dernière page. Un excellent manga à découvrir.

- Notation - 



Au-delà de l'apparence

- Informations -

Auteur : Fumie Akuta
Editeur : Kana
Genres : shôjo, romance, adolescence, premier amour
Date de publication : 3 juillet 2017 
Prix : 6 € 85
Série en cours

- Quatrième de couverture -

Chitose s'est façonné un masque derrière lequel elle a pris l'habitude de se cacher pour être appréciée de tous. Mais sa vie va complètement changer le jour où Itsuki, un bel inconnu, lui vient en aide. Fascinée par son regard, elle décide de le suivre et se retrouve devant les portes d'une école d'art. Armée de son plus beau sourire, Chitose demande à son sauveur de lui faire visiter les lieux, mais ce dernier voit clair dans son jeu : impossible de lui mentir !

- Mon Avis -

Ce shôjo là, j'ai tourné autour un bon moment avant d'oser me lancer. Le résumé m'intriguait, le dessin me plaisait mais voilà, j'avais peur de me retrouver avec un couple niais, des monologues interminables et une évolution des personnages quasi inexistante. Les peurs du shôjo caricatural en somme. Pourtant Au-delà de l'apparence m'a rapidement rassuré. On découvre pourquoi ? 

Déjà l'héroïne, Chitose est très attachante. Sa peur de se faire rejeter par les autres est viscérale, pourtant quand il est question d'enlever son masque pour s'exprimer clairement devant Itsuki elle n'hésite pas une seconde. Les larmes, les cris, la colère ou l'exaspération, la jeune fille passe par tous les sentiments et on aime la découvrir sous son vrai jour. Bien que timide, lorsqu'elle est entre les murs de l'école d'art, Chitose reste fidèle à elle-même et laisse parler librement sa nature. On est loin de l'héroïne butée qui reste cachée derrière un rôle, au contraire on a là une jeune adolescente qui avance - maladroitement certes - mais qui se force et ça fait plaisir. 

Ensuite le duo que Chitose forme avec Itsuki est drôle. Si l'adolescente tombe rapidement amoureuse, du côté du garçon c'est plus difficile. Caractériel, satirique, grincheux, Itsuki a beau avoir un beau visage son caractère est loin d'être facile. Quand en plus on ajoute le côté "buté dans ses principes" ça n'arrange rien. Mais ça reste drôle parce que les voir évoluer tous les deux est très rafraîchissant et surtout très réaliste. On tatonne, on fait marche arrière. Ce n'est pas toujours simple mais c'est prenant.

Un autre aspect que j'ai beaucoup aimé c'est toute l'attention qui est portée à l'école d'art. J'avais peur qu'il ne s'agisse que d'un décor mineur pour ajouter quelque chose à la romance mais non, l'art est un sujet primordial dans l'intrigue et il est plusieurs fois questions de s'améliorer, de rendre un travail ou d'apprécier l'art tout simplement. Un très bon point.

Avec déjà trois tomes sortis à ce jour Au-delà de l'apparence est un bon shôjo classique qui traite bien son sujet sans partir dans le cliché. Une romance comme on les aime : naturelles et drôles.

- Notation -